Le triple objectif d’UNITLIFE
155
millions
​En 2016, 22.9 % des enfants de moins de cinq ans souffraient de malnutrition chronique soit 155 millions.

En 2016, 22.9 % des enfants de moins de cinq ans souffraient de malnutrition chronique soit 155 millions. Le changement climatique est un facteur clé qui rendra l’ambition d’un monde sans malnutrition d’ici 2030 (ODD 2.1 et 2.2) encore plus difficile à atteindre.

UNITLIFE vise à mobiliser des financements citoyens pour atteindre trois objectifs intrinsèquement liés :

  1. Réduire la malnutrition chronique (objectif arrêté de baisser de 40 % d’ici 2025 le nombre d'enfants de moins de 5 ans ayant un retard de croissance) :

    Pour lutter contre la malnutrition chronique, il est indispensable de cibler les 1000 premiers jours décisifs de la vie car ils sont irremplaçables. Ces investissements auront des impacts positifs tout au long de la vie de l’enfant et lui permettront de mener une vie en bonne santé.

    Parmi les principaux déterminants du retard de croissance figurent la nutrition de la mère avant et pendant la grossesse, l'allaitement, le manque de diversité alimentaire de la mère et du nourrisson ainsi qu’un approvisionnement en eau de mauvaise qualité.

  2. Développer des modes de production et de consommation durables, respectueux de l’environnement.


  3. Contribuer à l’adaptation aux effets du changement climatique (ex : résilience des écosystèmes, préservation de la biodiversité, protection des forêts et des zones humides, adaptation des infrastructures et des habitations, anticipation et réparation des dommages).


UNITLIFE: "Une solidarité citoyenne mondiale"

La malnutrition chronique est l’une des maladies les plus fréquentes dans le monde mais l’une des moins financées. En 2016, 22.9 % des enfants de moins de cinq ans dans le monde souffraient de malnutrition chronique. Sur 155 millions d’enfants de moins de cinq ans souffrant de cette maladie, 56 % d’entre eux vivaient en Asie du Sud et 38 % en Afrique subsaharienne.

Entre 2000 et 2016, le nombre d’enfants de moins de 5 ans ayant un retard de croissance s’est réduit de 198 à 155 millions. Néanmoins, dans la même période, les chiffres se sont élevés à un rythme alarmant en Afrique de l’Ouest et Centrale, de 22.9 à 28.1 millions.

Comme l’ont montré les travaux de l’Unicef 2, outre les capacités physiques, la malnutrition chronique altère les capacités cérébrales des enfants qui n’atteindront jamais leur plein potentiel. Pour lutter contre cette pathologie, il est indispensable de cibler les 1000 premiers jours décisifs de la petite enfance car ils sont irremplaçables. Ces investissements auront des impacts positifs tout au long de la vie de l’enfant et lui permettront de mener une vie en bonne santé.

Cerveau d’un enfant qui ne souffre pas de malnutrition
Cerveau d’un enfant qui ne souffre pas de malnutrition
Cerveau d’un enfant après 1000 jours de malnutrition
Cerveau d’un enfant après 1000 jours de malnutrition

La malnutrition menace l’ensemble de l’aide au développement car les pertes économiques qu’elle engendre entraînent la pauvreté. Son coût économique très élevé pour les pays, se traduit par des pertes de productivité et de croissance qui peuvent représenter entre 2 et 3 % du produit intérieur brut (PIB) annuel mondial, et jusqu’à 11 % en Afrique et en Asie.

Une étude de 2015 de la Banque mondiale estime qu’un investissement supplémentaire de 7 EUR par enfant de moins de 5 ans chaque année et pendant dix ans permettrait à 74 millions d’enfants d’échapper à la malnutrition en 2025.

Les engagements financiers mis en œuvre au niveau international et national sont bien trop faibles face à l’ampleur du problème. En effet, le rapport sur la nutrition mondiale de 2016 souligne que 24 pays à revenu faible et intermédiaire ont affecté à peine 2.1 % de leurs dépenses à la réduction de la sous-alimentation. Le montant consacré aux interventions spécifiques à la nutrition par les bailleurs de fonds, quant à lui, stagne à 844 millions EUR.

Trouver de nouvelles sources de financement est la priorité pour mener ce difficile combat. Ainsi, UNITLIFE, par son action innovante fondée sur la solidarité citoyenne mondiale, permet de répondre pleinement à ce défi majeur du 21e siècle.
2 Unicef, Who, World Bank Group (2017), Levels and Trends in Child Malnutrition. Joint child malnutrition estimates. Key findings of the 2017 edition.
Le changement climatique est une menace pour la sécurité alimentaire
Le changement climatique est une menace pour la sécurité alimentaire

Par ses impacts négatifs directs sur la production agricole, le changement climatique entraîne un accroissement de la pauvreté. Les personnes les plus pauvres sont bien plus exposées aux risques climatiques. Ce sont elles, également, qui ont le plus de difficultés à y faire face.

En outre, les risques climatiques s’associent avec d’autres facteurs qui favorisent la faim et la malnutrition comme les conflits, les inégalités de genre, l’accès difficile aux services essentiels de santé, à l’assainissement, et à l’éducation. Si les tendances actuelles se poursuivent, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime qu’en 2080, 1 à 3 milliards de personnes supplémentaires pourraient être confrontées à une pénurie d’eau.

Le changement climatique entraîne des changements à long terme de la productivité agricole. En effet, si aucune stratégie d’adaptation efficace n’est rapidement déployée, la réduction de la production agricole atteindrait 30 % en Afrique et 21 % en Asie en 2050.

La consommation alimentaire représente plus de 60 % des dépenses totales des ménages les plus pauvres. Sous l’effet du changement climatique, le prix des denrées de base en Afrique pourrait s’élever de 12 % en 2030 puis de 70 % à l’horizon 2080. Ainsi, le changement climatique pourrait accroître le risque de famine et de malnutrition chronique de 20 % en 2050.


Exemples de liens entre changement climatique et nutrition

Les changements climatiques affectent la nutrition à travers un ensemble complexe de facteurs interdépendants. L’impact le plus direct est la réduction de la disponibilité d’aliments et de nutriments essentiels. Le changement climatique entraîne une rareté de l’eau qui s’accompagne non seulement, de la dégradation de sa qualité et des conditions d’assainissement, mais également d’une recrudescence des maladies liées à l’eau. La hausse du prix des aliments, faisant suite à des évènements climatiques extrêmes, aggrave et amplifie le taux de malnutrition.

En outre, la production et la distribution de produits alimentaires ainsi que le gaspillage contribuent largement au changement climatique. En effet, la production agricole et les opérations post-récolte sont à l’origine du quart des émissions totales de gaz à effet de serre dans le monde.

De nombreuses conséquences du changement climatique comme la progression de la désertification, l’élévation du niveau de la mer, la fréquence des précipitations et le changement des températures, etc. nécessiteront de repenser les variétés agricoles et les cultures mais également les élevages afin de s’adapter à ce nouveau climat. Toutefois, pendant une période plus ou moins longue, les moyens de subsistance seront touchés significativement. Ces changements contribueront à provoquer des crises alimentaires prolongées à travers le monde, et à exacerber les risques d'instabilité et de conflits.


Exemples de liens entre changement climatique et nutrition
La malnutrition en chiffres

  • En 2016, 22.9 % des enfants de moins de cinq ans dans le monde souffraient de malnutrition chronique soit 155 millions, 56 % d’entre eux vivaient en Asie du Sud et 38 % en Afrique subsaharienne.

  • Chaque année plus de 3.1 millions d’enfants de moins de 5 ans meurent de causes liées à la malnutrition (chronique et aiguë).

  • Coût de la malnutrition : 11 % du PIB par an en Afrique et en Asie, entre 2 et 3 % dans le reste du monde.

  • Entre 13.5 et 15 EUR : c’est le retour sur investissement produit par chaque euro dépensé dans la lutte contre la malnutrition.

  • Un investissement de 7 EUR pour chaque enfant de moins de 5 ans, chaque année pendant 10 ans permettrait à 74 millions d’enfants d’échapper à la malnutrition en 2025.

Les conséquences du changement climatique

  • La réduction de la production agricole pourrait atteindre 30 % en Afrique et 21 % en Asie en 2050 ;
  • Le prix des denrées de base en Afrique pourrait croître de 12 % en 2030 et de 70 % en 2080 ;
  • Le changement climatique pourrait élever le risque de famine et de malnutrition chronique de 20 % à l’horizon 2050 ;
  • En Afrique, 75 à 250 millions de personnes pourraient subir une pénurie d’eau en 2020 et 1 à 3 milliards de personnes supplémentaires seront confrontées à la pénurie d’eau en 2080 ;
  • Les vagues de chaleur extrêmes qui, dans un monde sans réchauffement climatique, ne devraient apparaître qu’une fois toutes les quelques centaines d’années, séviront presque tous les étés dans de nombreuses régions. Les hausses de température les plus importantes devraient apparaître en zones terrestres et varier de 4 à 10 °C ;
  • Le niveau moyen des mers pourrait s’élever de 0.5 à 1 mètre en 2100, et des niveaux plus élevés sont également possibles ;
  • Les régions les plus vulnérables se trouvent en zones tropicales, subtropicales et polaires, où de multiples impacts risquent de s’additionner ;
  • L'agriculture, les ressources en eau, la santé humaine, la biodiversité et les services écosystémiques seront profondément affectés. Ces répercussions pourraient engendrer de vastes déplacements de populations, réduire la sécurité et perturber les systèmes économiques et le commerce ;
  • Beaucoup de petits États insulaires risquent de se trouver incapables d’assurer la survie de leurs populations ;
  • Environ 20-30 % des espèces recensées ont un haut risque d’extinction si le réchauffement global dépasse 1.5 à 2.5°C ;
  • En 2050, plus de 200 millions de personnes pourraient être contraintes de quitter leurs terres natales du fait de l’élévation du niveau des mers, des inondations et des sècheresses, beaucoup d’entre elles courant le risque d’un décès prématuré en raison de la malnutrition ;
  • L’augmentation de la fréquence des évènements climatiques extrêmes (tempêtes, sécheresses, inondations) va entraîner des crises dues à un accès plus difficile aux ressources en eau, en nourriture et en énergie. En effet, les pays touchés risquent de ne pas avoir les capacités de faire face à ces évènements, en particulier s'il s'agit de zones déjà fragilisées ou dans un contexte politique instable. A titre d’exemple, en Afrique depuis 1980, deux fois plus de guerres civiles sont survenues au cours des années dont la température était significativement plus élevée que la moyenne (i.e. 1°).